Guy Genin-Muchery :
« C'est "l'œuvre" de l'artisan »
 

Quelle a été l'idée de départ de ce parfum ?

« J'ai voulu créer un parfum qui traduise mon environnement : la nature, mais la nature naturelle, celle que tout le monde peut sentir. Cela dit, je
n'ai pas utilisé toutes les notes de mon environnement. J'en ai exclu certaines, comme la
menthe ou les épices. »

— Votre environnement, c'est les bords de l'Eure.
Mais c'est Chartres, aussi..
.

« Oui. Et à Chartres, on voit la cathédrale tous les jours, parfois sans la voir vraiment.
Ce parfum, c'est un signe de reconnaissance du patri
moine. »

— « Chartres », c'est avant tout un floral ?

« Oui, c'était même une idée fixe pour moi, que ce soit
un floral. Et puis, il fallait que ce soit en accord avec la ville, que ce soif un parfum discret. Ce parfum là ne pouvait pas être provoquant. Mais c'est dans ma nature, aussi. »

— Vous dites que c'est « dans votre nature ». Ce
parfum est-il « votre » parfum, celui que tout parfu-
meur rêve de créer un jour ?

« Oui. J'aimerais que ce soit considéré comme "l'œuvre" de l'artisan. »

— C'est pour cette raison que vous lui avez consacré aussi longtemps, neuf ans ?

« Oui. Je ne consacrerais pas autant de temps à un autre parfum. Je n'aime pas travailler vite. Mais je le fais quand il le faut. La plupart du temps, je n'ai pas le droit de me faire plaisir. J'ai un cahier des charges très précis, selon ce que le client demande. Là, c'est différent. J'aimerais que Chartres devienne un classique parce que c'est une création sentimentale. »

Propos recueillis par Isabelle GABRION

.



www.parfums-chartres.com